
Selon les analyses détaillées de Digital Foundry, la future console de Nintendo, la Switch 2, s’apprête à marquer une rupture nette avec sa devancière. Les spécifications techniques révèlent une progression considérable, promettant une expérience de jeu bien plus riche et fluide pour les joueurs et les développeurs.
Un bond spectaculaire pour la partie graphique
La différence la plus frappante se situe au niveau de la puce graphique. La Switch 2 embarque 1536 cœurs CUDA, basés sur l’architecture Ampere, comparable à celle des cartes graphiques RTX 30 de Nvidia. C’est un saut immense par rapport aux 256 cœurs de l’ancien modèle.
En mode docké, la console atteindrait une puissance de calcul de 3,07 téraflops. Cela représente environ six fois la puissance de la Switch originale. Nintendo a aussi confirmé la présence du DLSS de Nvidia. Cette technologie utilise l’intelligence artificielle pour l’upscaling. Le ray tracing est également annoncé. Ces avancées étaient inattendues pour une console de ce format compact.
Processeur modernisé et mémoire décuplée
Le cœur de cette évolution repose sur le nouveau processeur sur mesure Nvidia T239. Il remplace l’ancien Tegra X1. Nous passons de 4 cœurs CPU ARM Cortex A57 à 8 cœurs ARM Cortex A78C. Cette architecture plus récente offre une meilleure efficacité énergétique. Elle apporte aussi une puissance brute supérieure.
L’autre changement majeur concerne la mémoire. C’était un frein important pour la Switch de première génération. La Switch 2 dispose de 12 Go de RAM LPDDR5X. La première Switch n’avait que 4 Go de LPDDR4. En dehors de la mémoire réservée au système d’exploitation, les développeurs peuvent utiliser 9 Go de mémoire. Auparavant, ils n’avaient accès qu’à environ 3,2 Go. La bande passante est également améliorée. Elle passe de 25,6 Go/s à 102 Go/s en mode docké.
Stockage rapide et affichage amélioré
Cette générosité en mémoire s’accompagne d’un stockage interne rapide. La console intègre 256 Go en technologie UFS. Ce stockage est extensible via des cartes microSD Express, jusqu’à 2 To. Nintendo a aussi ajouté un moteur de décompression matériel. Ce moteur soulage le processeur lors du chargement des jeux. Il promet des temps d’accès considérablement réduits.
Du côté de l’affichage, l’écran LCD de 7,9 pouces a été amélioré. Il passe d’une résolution de 720p à 1080p. Il prend désormais en charge le HDR10. Un taux de rafraîchissement variable (VRR) jusqu’à 120 Hz est disponible. Pour l’instant, cela concerne uniquement l’écran intégré, pas le mode docké.
Un positionnement ambitieux face à la concurrence
Les développeurs disposent désormais d’une plateforme bien plus capable. Sa puissance est jugée comparable au moins à celle de la PS4 Pro. Elle conserve la polyvalence qui a fait le succès de la Switch. Bien qu’elle reste loin des performances des consoles de salon comme la PS5 ou les Xbox Series, l’écart se réduit fortement. Le portage impressionnant de Cyberpunk 2077 démontre ce gain de puissance.
Selon l’analyse de Digital Foundry, le bond générationnel est immense. La mémoire est triplée et la puissance graphique brute six fois supérieure. La Switch 2 se positionne ainsi comme une machine hybride très performante. Elle offre le DLSS, le ray tracing, le HDR, et un écran à la résolution améliorée.



