
Plus de 100 000 enfants participent cette année au défi national « 10 jours sans écrans ». Soutenue par le gouvernement, cette opération vise à sensibiliser les jeunes et leurs familles à un usage plus modéré des écrans. Face à l’omniprésence numérique, l’initiative prend une ampleur inédite.
Un jeûne numérique bénéfique
Le défi « 10 jours sans écrans » invite les jeunes à délaisser les écrans de loisirs. Télévisions, jeux vidéo, tablettes et smartphones sont mis de côté. L’objectif est simple mais ambitieux. Il s’agit de retrouver des temps d’échange et d’activité non numériques. Lire, jouer dehors, partager des moments en famille deviennent les priorités.
Lancée par l’association du même nom, cette initiative est d’abord pédagogique. Elle vise à faire prendre conscience de l’impact des écrans. Elle encourage des habitudes de vie plus saines. Le défi a lieu cette année du 13 au 22 mai 2025.
Une participation en forte hausse
Le succès de l’opération ne cesse de croître en France. Venue du Québec, elle séduit de plus en plus d’établissements. Pour l’édition 2025, 788 structures se sont inscrites. Cela représente un total de 117 694 enfants et adolescents participants.
Ces chiffres marquent une augmentation significative. C’est une hausse de 74% par rapport à l’année précédente. En 2024, « seulement » 67 577 enfants avaient pris part au défi. À ses débuts en 2018, l’association comptait 4 500 participants.
Cette progression témoigne d’une prise de conscience collective. Les familles et les écoles reconnaissent de plus en plus les méfaits potentiels des écrans. Surtout chez les jeunes. Il y a un besoin palpable de faire une pause numérique.
Comment ça marche et pourquoi le gouvernement s’implique
Pour aider les participants, un carnet de bord est souvent utilisé. Les jeunes y consignent leurs activités alternatives. Cela les aide à visualiser le temps gagné sans écrans. Le soutien des parents et des enseignants est crucial. Ils accompagnent les enfants dans cette déconnexion temporaire.
L’association insiste sur l’importance de former les jeunes. Il faut qu’ils sachent se servir des outils numériques. Mais sans se laisser envahir par eux. Le défi est un pas dans cette direction. Il prépare à un usage plus raisonné.
L’implication du gouvernement dans ce défi est significative. Elle montre l’alignement avec les préoccupations actuelles. Les experts de santé alertent sur les risques des écrans. Ils recommandent notamment de les proscrire avant 6 ans. Le gouvernement a aussi évoqué l’idée d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Dans ce contexte, le défi « 10 jours sans écrans » est une initiative bienvenue. Elle s’inscrit dans une volonté plus large de protéger la jeunesse face aux risques du numérique.
Les écrans ont des effets néfastes sur la santé mentale. Particulièrement pour les plus jeunes. Leur temps d’exposition ne cesse d’augmenter. Cette réalité inquiète les autorités et les professionnels. Le soutien à ce type d’action collective devient donc une priorité. Il permet de sensibiliser à grande échelle. Il encourage des alternatives concrètes. Le défi offre une opportunité de « jeûne numérique ». Un moment pour se reconnecter à d’autres réalités.



